Volume 13 • 2026 • Numéro 3

Le magazine de l’Association dentaire canadienne 2026 • Volume 13 • Numéro 3 PM40064661 Dr Kirk Preston de Fredericton, au Nouveau-Brunswick Nouveau président de l’ADC Page 8

Remplissage en vrac bioactif auto-nivelant de nouvelle génération PRÉSENTATION Soutien à la reminéralisation naturelle1 Protection secondaire des caries2 • Utilisation en remplacement de la dentine ou remplissage en une seule étape3 (profondeur de polymérisation illimitée4); • Peut être utilisé avec ou sans couche de recouvrement; • Monomère breveté de réduction des contraintes (MODULUSMC), taux de contrainte de rétraction le plus élevé de sa catégorie5. Facilité et efficacité du remplissage en vrac • La technologie ShadeFusionMC remplace les teintes VITA courantes; • Chroma et translucidité optimales, très esthétiques • Simplifie l’inventaire Nuancier universel • Libération et recharge du fluorure, du calcium et du phosphate • Défense contre les microfuites par la formation d’apatite minérale2 • Modulation du biofilm6 Soutien à la reminéralisation Remplissage en vrac | Auto-nivelant | Libération et recharge des fluorures, du calcium et du phosphate | Double durcissement | Tolérant à l’humidité | Sans BPA | Fabriqué aux États-Unis Balayez pour visionner une vidéo La solution de classe II que vous attendiez www.pulpdent.com The Higher Standard of Care 1Le processus de reminéralisation est un mécanisme de réparation naturel qui restaure les minéraux, sous forme ionique, dans le réseau cristallin de l’hydroxyapatite (HAP). Source : Arifa MK, Ephraim R, Rajamani T. Recent advances in dental hard tissue remineralization: a review of literature. Intl J Clin Ped Dent. 2019:12; 2:139. 2Activa Bioactive scelle physiquement le bord de l’interface entre le matériau et la dent par la formation d’apatite minérale, protégeant ainsi contre les microfuites, cause principale des caries secondaires et des caries récurrentes. Les micrographies électroniques à balayage des groupes de restauration BioACTIVE - ACTIVA BioACTIVE - RESTORATIVE ont montré une »couche plus épaisse de type hybride résistante aux acides et aux bases avec un schéma de cristallisation distinct. » (Raghip AG, Comisi JC, Hamama HH, Mahmoud SH. Analyse élémentaire et micromorphologique in vitro de l’interface résine-dentine des composites bioactifs et de remplissage. Am J Dent. 2023;36{1}:3-7.) 3« Onestep » décrit la mise en place suivant les étapes de préparation, de mordançage et de collage. Consultez le mode d’emploi d’Activa Bioactive Bulk Flow pour obtenir des instructions complètes. 4Mode de double polymérisation. 5Activa Bioactive Bulk Flow - test de taux de contrainte de rétrécissement dans le même groupe statistique que SDR Flow. Source : Test universitaire indépendant, publication en attente (2025) : American Association for Dental, Oral, and Craniofacial Research. 6Voir : Maher YA, Rajeh MT, Hamooda FA et coll. Évaluation de l’impact clinique et des activités antibactériennes in vitro de deux restaurateurs bioactifs contre S. mutans ATCC 25175 dans les restaurations carieuses de classe II, Nigerian Journal of Clinical Practice, 2023; 26(4):404-411 et Mah J, Merritt J, Ferracane J. Adhésion des biofilms de S. mutans sur des composites dentaires potentiellement antimicrobiens. J Dent Res. 2017; 96: 2560.

Responsable de la gouvernance et des communications Zelda Burt Chef de la rédaction Sean McNamara Rédacteurs-réviseurs Sierra Bellows Gabriel Fulcher Pauline Mérindol Spécialiste des publications Michelle Bergeron Concepteur graphique Carlos Castro Publicité de Pour toute demande concernant les annonces publicitaires, les annonces en ligne et les petites annonces, ou pour obtenir le dossier de presse 2026 de l’ADC, veuillez contacter : Michelle Bergeron, Spécialiste des publications de l’ADC mbergeron@cda-adc.ca L’essentiel de l’ADC est disponible en ligne à l'adresse cda-adc.ca/fr/ essentials. Toutes les annonces publicitaires et petites annonces sont incluses dans la version PDF complète, avec des liens directs vers les sites Web des entreprises/ produits. La version en ligne L’essentiel de l’ADC génère plus de 21 000 pages vues par mois. Point de contact de Michelle Bergeron, Spécialiste des publications de l’ADC mbergeron@cda-adc.ca Courriel de L’essentiel de l’ADC : publications@cda-adc.ca Avis de changement d’adresse à envoyer à : reception@cda-adc.ca ou publications@cda-adc.ca cda-adc.ca L’essentiel de l’ADC est publié par l’Association dentaire canadienne dans les deux langues officielles. Entente d’envoi de poste-publications no 40064661. Retour des envois non distribuables aux adresses canadiennes à : Association dentaire canadienne, 1815, promenade Alta Vista, Ottawa (Ontario) K1G 3Y6. ISSN 2292-7387 (version imprimée) ISSN 2292-7395 (version électronique) © Association dentaire canadienne 2026 Avis de non-responsabilité Les collaborateurs assument l’entière responsabilité de leurs opinions et des faits dont ils font état et ceux-ci n’expriment pas nécessairement les opinions de l’Association dentaire canadienne (ADC). La publication d’une annonce commerciale ne signifie pas nécessairement que l’ADC en appuie ou en endosse le contenu. L’équipe éditoriale se réserve le droit de corriger les textes soumis pour publication dans L’essentiel de l’ADC. De plus, l’ADC ne peut être tenue responsable des erreurs de texte ou de traduction. Le contenu commandité est créé exclusivement par les annonceurs, en partenariat avec PGMPI. L’équipe éditoriale de L’essentiel de l’ADC n’intervient pas dans sa création. Conseil d’administration de l’ADC Président Dr Kirk Preston Dre Lesli Hapak Ontario Énoncé de mission de l’ADC Fondée en 1902, l’ADC est une organisation constituée sans but lucratif et en vertu d’une loi fédérale, et dont les membres corporatifs sont les associations dentaires provinciales et territoriales (ADPT) du Canada. L’ADC représente plus de 21 000 praticiens d’un océan à l’autre et est une marque et une source d’information fiable pour et sur la profession dentaire concernant des questions nationales et internationales. est la publication imprimée officielle de l’ADC, offrant un dialogue entre l’association nationale et la communauté dentaire. Le magazine sert à informer les dentistes au sujet d’actualités, de nouvelles cliniques et d’enjeux pertinents à la profession. Dre Daron Baxter Manitoba Président désigné Dr Jason Noel Vice-président Dr Marc Mollot Dre Joy Carmichael Nouveau-Brunswick Dr Jerrold Diamond Alberta Dre Mélissa Gagnon-Grenier T.N.-O./Nunavut/Yukon Dr Todd Graham Saskatchewan Dre Janice Stewart Île-du-Prince-Édouard Dr Paul Hurley Terre-Neuve-et-Labrador Dr David Lim Colombie-Britannique Dr Stuart MacDonald Nouvelle-Écosse 2026 • Volume 13 • Numéro 3 @CdnDentalAssoc canadian-dentalassociation Canadian Dental Association cdndentalassoc cdaoasis 3 Numéro 3 | 2026 |

Sommaire L’ADC sur le terrain 7 Mot du président : Le paradoxe du doute 8 Dr Kirk Preston de Fredericton, au Nouveau-Brunswick Président de l’ADC pour 2026-2027 12 Sceau de l’ADC : Renforcer la confiance à une époque marquée par le doute L’observatoire 15 Célébrer la prochaine génération intéressée par la recherche en médecine dentaire 19 Aperçu national des indicateurs de santé buccodentaire 21 En bref Point de mire 23 Au-delà de la couverture : La véritable mesure du succès du Régime canadien de soins dentaires 26 Sachets de nicotine et santé buccodentaire : Ce que les dentistes doivent savoir Dernier hommage 38 Dr John Hardie Pratico-pratique 29 La ménopause au sein de l’équipe dentaire 32 Anesthésie locale en médecine dentaire Le magazine de l’Association dentaire canadienne 2026 • Volume13 • Numéro 3 Petites annonces 35 Postes vacants, postes universitaires et index des annonceurs 12 15 26 32 5 Numéro 3 | 2026 |

Le paradoxe du doute En médecine dentaire, la confiance joue un grand rôle. Les patients placent une énorme confiance en nous, souvent dans des moments où ils sont en proie à une grande vulnérabilité. Paradoxalement, il arrive que les praticiens les plus réfléchis, eux, aient des doutes. De prime abord, cela peut sembler contre-intuitif. Le leadership et l’expertise sont généralement associés à la certitude. Mais une étude de l’Université d’Oxford suggère plutôt que le doute, abordé de manière saine et réfléchie, peut renforcer la confiance et l’empathie et mener à des décisions solides. Le professeur Michael Smets note que le doute « n’est pas l’antithèse de la confiance, mais son fondement ». Il a copublié un rapport1 sur des entretiens avec plus de 150 PDG dans le monde montrant que bien des dirigeants très efficaces sont confrontés à l’incertitude et à l’anxiété, mais utilisent ces sentiments pour remettre en question les idées reçues, tester des concepts et prendre de meilleures décisions. Pour lui, le doute a le pouvoir de servir de catalyseur au jugement et à l’apprentissage. Au lieu de créer une paralysie, le doute constructif invite la curiosité, la réflexion et l’humilité. Cette idée m’interpelle profondément en tant que dentiste. Nous exerçons une profession qui nous amène à prendre des décisions malgré l’incertitude et le fait que les résultats dépendent des compétences cliniques, mais aussi de la biologie, du comportement humain et d’autres facteurs au-delà de notre contrôle. Au début de ma carrière, j’ai suivi une formation en implantologie. Au terme d’un programme de mini-résidence, j’ai compris que j’en savais désormais assez pour réaliser tout ce qu’il me restait encore à apprendre. Au lieu de me décourager, cela m’a poussé à poursuivre mes études et à suivre une formation spécialisée en prosthodontie. Avec le recul, l’incertitude n’était pas une faiblesse, mais une occasion de croissance. Bien des collègues ont sans doute déjà vécu pareilles expériences. Un doute sain nous pousse à mieux écouter, à ralentir, à chercher des conseils auprès de nos pairs et à parler franchement des risques et des limites avec les patients. D’expérience, je sais que la franchise inspire davantage confiance que le fait de prétendre avoir toutes les réponses. Le professeur Smets dégage aussi une autre leçon importante pour notre profession : les dirigeants d’aujourd’hui s’éloignent du modèle traditionnel de l’expert infaillible. Avant la COVID-19, on s’attendait à ce qu’ils donnent l’impression de toujours être sûrs d’eux. Mais la pandémie les a forcés à prendre des décisions difficiles avec peu d’information. Ceux qui ont admis leur incertitude tout en demeurant attentionnés et empreints de compassion ont souvent gagné davantage la confiance du public. La profession dentaire a toujours incarné ces valeurs. Nous allions la science aux relations humaines et l’expertise à la bienveillance. Et nous devons reconnaître que la charge émotionnelle de notre profession est bien réelle. Les contraintes liées à la gestion d’un cabinet, à la prestation de soins, aux finances et à l’évolution rapide des technologies peuvent contribuer à l’épuisement professionnel. Il est donc important de pouvoir compter sur des communautés professionnelles solides. Les associations dentaires, le mentorat et le soutien entre pairs nous rappellent que nous ne sommes pas seuls face à ces défis. En tant que dentistes, nous ne devrions jamais avoir peur de continuer à apprendre ou de compter les uns sur les autres. Une part de doute ne diminue en rien notre professionnalisme. À bien des égards, elle témoigne du sens des responsabilités et du côté humain qui caractérisent le mieux notre profession. Mot du président Dr Kirk Preston president@cda-adc.ca 1. White A, Smets M, Canwell A, Sutherland F. The CEO Report: Embracing the Paradoxes of Leadership and the Power of Doubt. Oxford: Saïd Business School, University of Oxford; 2021. Numéro 3 | 2026| L’ADC sur le terrain 7

Animé par la mission Le Dr Kirk Preston de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, devient président de l’ADC pour 2026-2027. Le Dr Kirk Preston est né au Nouveau-Brunswick, mais à peine quelques jours après sa naissance, il était déjà ailleurs – le premier d’une longue série de déménagements et changements géographiques qui allait continuer tout au long de sa vie. « Mes parents ont déménagé notre famille à Terre-Neuve-et-Labrador quand j’avais environ 10 jours », raconte-t-il. Son père était militaire et venait d’être affecté à la base des Forces canadiennes Goose Bay. Aîné d’une famille de six enfants, le Dr Preston a grandi à Labrador City, une ville minière du nord où, à son avis, régnait « une culture ouvrière et un sérieux modèle tandem travail-loisir ». En tant qu’adolescent sur le circuit compétitif de ski alpin, le Dr Preston a été formé par son entraîneur Renny Boshaw, un Québécois qui dirigeait l’équipe avec ferveur et discipline. « Quand on parle de leadership, il en était l’incarnation même, assure le Dr Preston. Il nous poussait au bout de nos limites, mais toujours dans un cadre de soutien indéfectible. » Sous la direction de cet entraîneur, l’équipe de ski a participé à des compétitions aux quatre coins du Canada et a suivi des camps d’entraînement à l’étranger. À 15 ans, alors qu’il s’entraînait avec ses coéquipiers au mont Smokey, tout juste à l’extérieur de Labrador City, le Dr Preston a été pris dans une avalanche. «J’ai regardé vers le haut et j’ai vu un mur de neige qui fonçait sur moi, se rappelle-t-il. J’ai su exactement ce qui allait se produire et je n’y pouvais rien.» Il a été enseveli sous la neige, cloué sur place, avec un seul bâton de ski qui pointait vers le haut. La rondelle à l’extrémité du bâton dépassait juste assez pour que les sauveteurs puissent le repérer et le dégager. «Quand on est écrasé par la neige, on ne peut pas bouger. C’est comme si on était dans le béton.» À 16 ans, le Dr Preston a quitté l’École secondaire de Labrador City pour aller à l’Université du NouveauBrunswick. «À 19 ans, je commençais ma quatrième année d’université, ce qui était assez atypique dans ma promotion. Pendant une bonne partie de mon baccalauréat, j’étais trop jeune pour fréquenter les bars. Alors, je me consacrais entièrement à mes études. » Il a fait une double majeure en chimie et biologie. Au cours de ces années, son père est entré au ministère fédéral des Pêches, et la famille a souvent déménagé au Le Dr Kirk Preston avec sa famille (en arrière, de gauche à droite) : le Dr Preston, Ruth, Russell, Jonathon, Stephanie et Tara. (en avant, de gauche à droite) : Rhonda, Todd et John. 8 | 2026 | Numéro 3

Dès qu’il a eu son diplôme, en 1995, le Dr Preston a acheté un cabinet. Il a bâti une pratique en solo à Fredericton et y a travaillé pendant neuf ans. gré des nouvelles affectations. « Pendant ces quatre années, quand je retournais chez mes parents à Noël, c’était dans une maison différente, et souvent même dans une collectivité où je n’avais jamais mis les pieds », affirme-t-il. Le Dr Preston a rencontré Ruth un été à Terre-Neuve alors qu’il finissait son baccalauréat. Ils se sont mariés en 1985. Il décrit Ruth comme sa partenaire et son égal intellectuel, quelqu’un dont les ambitions reflètent les siennes et dont le soutien constant a rendu possibles ses nombreux changements et son parcours. « Elle est aussi motivée que moi », confirme-t-il, en citant les multiples diplômes universitaires et réalisations professionnelles de sa femme. l’a encouragé à « ne pas hésiter à aller de l’avant et à choisir la voie que tu souhaites vraiment suivre ». Le Dr Preston a été accepté en médecine dentaire à l’Université Dalhousie à Halifax, à l’âge de 30 ans. « J’ai repris le rôle d’étudiant sans difficulté. Je n’avais pas tellement l’impression de retourner aux études, mais plutôt de continuer. » Dès qu’il a eu son diplôme, en 1995, le Dr Preston a acheté un cabinet. Un professeur de Dalhousie l’a mis en relation avec un dentiste de Fredericton qui avait des ennuis de santé et qui devait vendre. « Je n’ai pas commencé par être associé, par prendre mon rôle de dentiste graduellement. Je suis devenu le principal responsable dès le premier jour. » Il a bâti une pratique en solo à Fredericton et y a travaillé pendant neuf ans. Presque au même moment, il a commencé à s’investir dans le monde associatif dentaire. La première année après son diplôme – alors qu’il achetait une maison et un cabinet et qu’il embauchait du personnel –, il s’est joint au comité de gérodontologie de la Société dentaire du Nouveau-Brunswick (SDNB), encouragé par des collègues, dont le Dr Daniel Violette, aujourd’hui registraire de cette association. « On dit souvent qu’on n’a pas le temps de s’investir dans une association dentaire, fait observer le Dr Preston, mais j’en suis devenu membre à l’un des moments les plus occupés de ma vie. » Après son baccalauréat, le Dr Preston est retourné à Labrador City et a accepté un poste au service de chimie d’une mine de minerai de fer. Son travail était hautement technique et méthodique : il prélevait des échantillons sur les convoyeurs de minerai, les analysait et préparait des rapports pour confirmer que les cargaisons expédiées répondaient aux spécifications des matières premières. « Il s’agissait d’un travail par quarts. Intéressant du point de vue technique, mais très répétitif », note-t-il. Il comprit rapidement qu’il ne voulait pas y construire son avenir. Après deux ans à la mine, le Dr Preston s’est inscrit à l’Université Memorial, de St. John’s à Terre-Neuve, pour faire un diplôme en enseignement, puis il est retourné au Labrador pour y enseigner la chimie et la physique au secondaire, un travail qu’il a beaucoup aimé. Il est ensuite passé au ministère provincial de l’Éducation comme coordonnateur des sciences, où il a enseigné aux enseignants. «Quand on regarde dans mon album-souvenir du secondaire, c’est clair que je me destinais à la médecine dentaire. » Sa décision remonte à la 7e année, après une expérience difficile chez le dentiste. « Je me souviens d’avoir pensé qu’il devait bien y avoir un meilleur moyen d’assurer ce type de soins. » Un stage d’observation dans un cabinet dentaire pendant le secondaire a confirmé ce qu’il ressentait : il était attiré par la précision de la technologie, le milieu clinique et l’équilibre entre les compétences techniques et les interactions enrichissantes avec les patients. Alors que certains le mettaient en garde contre l’abandon d’une profession offrant une pension et une certaine stabilité, un collègue au ministère de l’Éducation, le Dr Richard Payne, Le Dr Kirk Preston dans l’un de ses cabinets à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Profil du président

tout en ayant une pratique privée. «C’est difficile de bien faire les deux choses à la fois», dit-il à propos de l’équilibre entre l’enseignement et le travail clinique à temps plein. Il a fini par se concentrer sur la pratique privée, même s’il reconnaît que son parcours en enseignement influence la façon dont il forme son équipe dentaire et communique avec ses collègues. La famille est retournée au Nouveau-Brunswick et s’est élargie, non seulement sur le plan clinique, mais aussi sur le plan des affaires. Aujourd’hui, le Dr Preston possède trois cabinets dentaires ainsi que trois restaurants Mary Brown’s. Le secteur de la restauration a changé sa façon de voir les systèmes opérationnels. « Il y a une procédure pour tout. Même pour couper une tomate. Il y a une page qui explique exactement comment faire. » Cette discipline s’est ensuite étendue à ses cabinets. « Nous avons des guides de fonctionnement uniformisés pour les trois cabinets. Les patients peuvent s’attendre à la même expérience à chacun d’entre eux. » Le Dr Preston a siégé au conseil d’administration de la SDNB, puis au comité exécutif avant d’en assumer la présidence en 2016-2017. Il a ensuite agi comme représentant des membres à la Fédération canadienne des organismes de réglementation dentaire, puis a siégé au conseil d’administration de l’ADC à titre de représentant du Nouveau-Brunswick. Pour le Dr Preston, le monde associatif dentaire n’a jamais été une activité secondaire, mais plutôt un engagement parallèle, un moyen d’apporter une contribution au-delà de ses propres cabinets alors que sa carrière continuait d’évoluer. Le Dr Preston célèbre l’obtention de son diplôme de maîtrise en administration des affaires à l’Université d’Oxford en compagnie de sa femme. Après presque une décennie de pratique générale, le Dr Preston, Ruth et leur très jeune fils Russell ont déménagé pour que le Dr Preston puisse suivre une formation spécialisée en prosthodontie à l’Université de Toronto. «Je n’ai jamais vraiment envisagé une autre spécialité.» La décision correspondait à son tempérament et à sa préférence pour le travail auprès de patients âgés. «La prosthodontie offre un champ de pratique exceptionnellement vaste. Je peux installer des implants, des couronnes et des ponts et assurer des soins de restauration complexes. Cette étendue me plaît.» Après sa spécialisation, le Dr Preston s’est brièvement joint au corps professoral de l’Université de Toronto. Il y serait resté plus longtemps, mais des raisons familiales, notamment la difficulté d’élever un enfant dans une grande ville comme Toronto, l’ont ramené en Atlantique. La famille a déménagé à Halifax, où Ruth a obtenu son diplôme en droit et où le Dr Preston a enseigné à temps partiel à la Faculté de médecine dentaire de l’Université Dalhousie Le Dr Preston est titulaire d’une licence de pilote privé.

En 2023, le Dr Preston a trouvé le temps de faire une maîtrise en administration des affaires à l’Université d’Oxford, ce qui l’a tenu à l’écart de ses cabinets pendant près d’un an. Il a été particulièrement étonné par la culture universitaire. « Un diplôme au milieu des années 1970 représentait l’excellence à Oxford. On recalibre vite ses attentes. » Les normes étaient exigeantes, surtout en rédaction. « Le contrôle était minutieux – grammaire, structure, argumentation. Votre travail revient rempli de critiques. » La leçon la plus durable pour lui a été la rigueur de la pensée exprimée avec précision. En avril 2026, le Dr Preston est devenu président de l’ADC. Il ne considère pas un rôle de direction comme un objectif, mais comme un travail à accomplir. « Je n’ai jamais été attiré par les projecteurs. Je suis beaucoup plus à l’aise avec les manches retroussées. Donnez-moi un projet et je vais le mener à terme. » Pour quelqu’un qui a survécu à une avalanche, qui a eu de multiples carrières et qui est souvent retourné sur les bancs d’école, cet instinct – celui de rester curieux et de continuer à aller de l’avant – a plus défini sa vie qu’un titre ne pourrait jamais le faire. Il y a une décennie, le Dr Preston a passé sa licence de pilote privé, puis il a obtenu les qualifications de vol aux instruments et de vol de nuit. En Atlantique, les déplacements par la route peuvent pendre des heures; l’avion permet de raccourcir ce temps. « Si je veux aller à Halifax, je monte dans l’avion et j’y suis en moins d’une heure. » Il a volé jusqu’à Terre-Neuve, à l’Île-du-Prince-Édouard, à Québec, à Montréal et à Toronto, où il a atterri à l’aéroport Billy Bishop, sur l’île de Toronto. Chez lui, à Fredericton, toutefois, il aime bien se déplacer autrement. «Je prends en fait l’autobus pour aller au travail», déclare-t-il en décrivant les conversations quotidiennes qu’il entretient avec ses «compagnons de bus» habituels. Dans une petite ville où la plupart des gens prennent la voiture, le choix lui semble tout indiqué, une habitude qui le garde les deux pieds sur terre et en relation avec la communauté qui l’entoure. Avocate titulaire d’une maîtrise en travail social, Ruth est propriétaire de son propre cabinet de droit à Fredericton et elle supervise le fonctionnement des restaurants Mary Brown’s. « Sans elle, je n’aurais probablement pas fait la moitié de ce que j’ai accompli », avoue le Dr Preston. Son fils Russell, aujourd’hui au début de la vingtaine, étudie à l’Université Queen’s et prévoit faire des études supérieures en biologie moléculaire. « Imaginez pouvoir fabriquer une protéine capable de guérir une maladie. C’est le genre de choses qui le passionnent », soutient le Dr Preston. Quand il est chez lui, le Dr Preston rend tous les jours visite à son père, aujourd’hui âgé de 90 ans, qui vit aussi à Fredericton. Il lui apporte souvent un souper préparé par Ruth. Les cinq autres membres de la fratrie du Dr Preston mènent tous une vie accomplie, que ce soit dans le monde artistique, dans le domaine des soins infirmiers, en développement international, à la direction d’un groupe d’ingénierie ou à la retraite à l’extérieur de Londres, en Angleterre. Le Dr Preston et son fils, Russell, à Angkor Vat au Cambodge. Le Dr Preston, Ruth et l’équipe dentaire lors d’une fête de fin d’année. Profil du président 11 Numéro 3 | 2026 |

Depuis plus de 50 ans, le sceau de l’ADC est une référence en matière de crédibilité. Il atteste qu’un bienfait pour la santé buccodentaire affiché par un fabricant sur un produit a été soumis à une évaluation scientifique rigoureuse et répond aux normes établies. Mais le contexte actuel pose de nouveaux défis. L’information véhiculée par les médias sociaux, les influenceurs et l’intelligence artificielle peut mélanger des données précises et des affirmations infondées, ce qui brouille la frontière entre réalité et fiction. Les nouvelles ressources sur le sceau de l’ADC tiennent compte de cette réalité et font valoir que ce sceau n’est pas qu’un symbole, mais un outil dont les dentistes et les équipes dentaires peuvent se servir dans leurs discussions avec les patients. « Les membres du comité du sceau agissent en toute indépendance de l’ADC pour vérifier si les produits sont véritablement à la hauteur des bienfaits allégués pour la santé buccodentaire. Ils examinent les données selon une méthode scientifique impartiale », explique le Dr Michael Wiseman, président du Comité du sceau de l’ADC. Petit guide à l’intention des dentistes Les ressources de la trousse sur le sceau de l’ADC sont conçues pour trouver facilement leur place dans un cabinet dentaire et pour aider les professionnels et les patients à y voir Sceau de l’ADC : Renforcer la confiance à une époque marquée par le doute À l’ère numérique actuelle, la désinformation se répand plus vite que les faits, et les patients peuvent être exposés à un déluge d’affirmations sur la santé buccodentaire qui ne sont pas attestées par la science. Pour lutter contre ce phénomène, le programme du sceau de l’ADC veille à ce que les affirmations sur toute une série de produits de consommation aient fait l’objet d’une vérification pour aider les patients et les fournisseurs de soins à y voir clair. Une nouvelle collection de ressources sur le sceau de l’ADC a été créée en avril 2026, en réaction à un environnement informationnel en constante évolution. Elle vise à aider les dentistes à fournir des conseils clairs à leurs patients et à leur donner confiance dans leurs recommandations professionnelles. clair dans les produits sur le marché. Elles comprennent un guide expliquant la démarche de validation pouvant mener à l’obtention du sceau et les catégories de produits admissibles. Ce guide précise les normes d’évaluation et les fondements scientifiques du sceau. Les dentistes peuvent l’utiliser pour répondre avec assurance aux questions des patients, qui se demandent, par exemple, ce que signifie le sceau au juste, ou comment déterminer si un produit fonctionne vraiment. 12 | 2026 | Numéro 3

Affiches et matériel à l’intention des patients La trousse comprend aussi du matériel s’adressant soit au personnel soit aux patients qui sert à enraciner la valeur du sceau de l’ADC. Une affiche pour le personnel met en évidence la rigueur scientifique et les normes du programme pour permettre aux équipes de bien comprendre le sceau, et l’affichette de comptoir destiné aux patients comprend un code QR lié aux ressources sur le sceau de l’ADC qui transforme une salle d’attente en espace éducatif. Ensemble, ces outils favorisent une communication cohérente au sein de l’équipe tout en donnant aux patients un accès facile à de l’information digne de confiance et fondée sur des données probantes. L’affiche pour les patients ainsi que l’affichette de comptoir se trouvent dans l’enveloppe jointe au présent numéro de L’essentiel de l’ADC. En insistant sur la valeur du sceau de l’ADC comme symbole sûr et fondé sur des données probantes, cette trousse contribue à ce que les recommandations en matière de santé buccodentaire adressées aux patients restent fondées sur des données scientifiques. Au bout du compte, le message est à la fois simple et puissant : quand un produit porte le sceau de l’ADC, les dentistes et les patients peuvent être assurés qu’il apportera des bienfaits avérés pour la santé buccodentaire. Consultez la liste complète des produits qui ont réussi à obtenir le sceau de l’ADC : cda-adc.ca/fr/oral_health/seal/ Rappel Un produit n’obtient pas automatiquement le sceau de l’ADC; le fabricant doit prouver que ses affirmations répondent à des normes rigoureuses. Le sceau de l’ADC aide les consommateurs à savoir quels bienfaits pour la santé buccodentaire allégués par les fabricants ont fait l’objet d’une vérification indépendante et sont corroborés par des données scientifiques. Affiche pour les patients Accédez à un fichier ZIP contenant toutes les ressources du sceau de l’ADC, téléchargeable depuis un ordinateur à l’adresse suivante : bit.ly/4u4pvB7 Affichette de comptoir 13 L’ADC sur le terrain Numéro 3 | 2026 |

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Célébrer la prochaine génération intéressée par la recherche en médecine dentaire Depuis plus de 50 ans, le Programme de recherche des étudiants cliniciens ADC/Dentsply Sirona offre une tribune nationale aux étudiants et étudiantes en médecine dentaire au Canada pour présenter leurs recherches, échanger des idées et contribuer à l’avenir des soins buccodentaires. Organisé par l’ADC et généreusement commandité par Dentsply Sirona Canada et l’Académie Pierre Fauchard (APF), ce programme est une occasion unique qui permet à un étudiant ou une étudiante de premier cycle de chacune des 10 facultés de médecine dentaire du Canada de participer à un concours de recherche national. L’événement de cette année a eu lieu lors du congrès conjoint de l’ADC et de l’Association dentaire du Manitoba (ADM), à Winnipeg, le 17 avril. Les étudiants chercheurs ont présenté leurs travaux devant un jury qualifié et des congressistes avant de pouvoir installer les affiches de leur recherche dans la salle du congrès. « J’ai toujours aimé rencontrer les étudiants et regarder leurs excellents exposés, déclare la Dre Heather Carr, représentante du Canada au conseil d’administration de l’APF. J’espère que davantage de membres de la profession verront ces exposés, et j’étais heureuse de constater leur présence dans la salle d’exposition du congrès. Ces exposés sont certainement instructifs et présentent une perspective unique sur la recherche et les enjeux de l’heure de notre profession. » Cet événement met en avant les avancées scientifiques, mais permet aussi aux étudiants chercheurs de renforcer leurs compétences en communication, leur assurance professionnelle et leur engagement à faire progresser les soins buccodentaires grâce à la recherche. « Le Programme de recherche des étudiants cliniciens ADC/Dentsply Sirona a toujours été l’un de mes événements préférés au congrès annuel, avoue la Dre Daron Baxter de Dauphin, au Manitoba, qui a agi comme juge du concours pour la première fois. J’ai été très impressionnée par le calibre de la recherche de nos futurs collègues. » 15 Numéro 3 | 2026 |

Lauréats Cette année, Diego Alejandro González Poleo, étudiant de troisième année à l’Université Laval, a remporté la première place pour sa recherche intitulée « Selective Antitumor Activity of Chloroquine and Hydroxychloroquine in Oral Squamous Cell Carcinoma ». « Ma participation à cet événement a été l’une des expériences les plus enrichissantes de mon parcours universitaire jusqu’à présent. J’ai trouvé très inspirant de pouvoir présenter mes travaux sur la scène nationale et rencontrer des étudiants d’autres facultés de médecine dentaire de partout au Canada, dit le lauréat. La somme de talent, la curiosité et l’esprit d’innovation de la prochaine génération de professionnels dentaires ont rendu l’expérience particulièrement motivante. » M. González était reconnaissant d’avoir profité du soutien et de l’encadrement du Dr Abdelhabib Semlali, du Groupe de recherche en écologie buccale (GREB), et de la Faculté de médecine dentaire de l’Université Laval. Pour nombre d’étudiants, ce concours constitue un premier pas vers une implication à long terme dans la recherche, l’enseignement et l’innovation clinique. « La recherche est devenue une partie essentielle de mon cheminement en médecine dentaire, reconnaît M. González. Elle m’a permis de donner libre cours à ma curiosité, de penser de façon critique et de contribuer à des projets de recherche qui pourraient finir par avoir une incidence significative sur les soins aux patients. Je crois que la recherche joue un rôle majeur dans le façonnement de l’avenir de la médecine dentaire, et j’encourage tout étudiant ou praticien à s’y investir s’il en a l’occasion », insiste-t-il. Callahan Doughty, étudiant de troisième année en médecine dentaire à l’Université Western, est arrivé au deuxième rang du concours avec sa recherche intitulée « Effects of Print Angle and Aging on DLP Dental Resin Properties ». Dentsply Sirona a versé des bourses de 2000 $ et 1000 $ respectivement aux deux lauréats. « Cet événement m’a permis de vivre une expérience incroyable, et je suis très honoré d’avoir représenté l’École de médecine et de médecine dentaire Schulich sur la scène nationale, confie Callahan Doughty. Présenter mes travaux aux côtés d’étudiants chercheurs de si grand talent de partout au Canada a été aussi inspirant que motivant. Je suis reconnaissant envers le Dr Santiago Cobos et le programme de recherche FORUS de l’Université Western pour leurs conseils et leur soutien tout au long de ma recherche, et envers mes coauteurs et mes professeurs qui ont été des mentors pour moi », ajoute-t-il. (De gauche à droite) Joel Pluymert de Dentsply Sirona; Callahan Doughty, de l’Université Western, finaliste du programme; Rolando Dallarte de Dentsply Sirona. (De gauche à droite) Le Dr Bruce Ward, ancien président de l’ADC, en compagnie de Diego Alejandro González Poleo, de l’Université Laval, lauréat du programme de cette année. 16 | 2026 | Numéro 3

Mettre à l’honneur tous les étudiants et étudiantes Grâce aux contributions de la Fondation pour la santé buccodentaire de l’APF, tous les étudiants cliniciens et étudiantes cliniciennes qui ont participé au concours ont été invités au dîner de l’APF et ont chacun reçu une bourse de 1000 $ pour leur dévouement et leurs réussites universitaires. « L’Académie Pierre Fauchard est une société honorifique internationale composée de dentistes reconnus pour leur professionnalisme et leur contribution à la profession, souligne la Dre Carr. Ces bourses sont entièrement financées par les membres de la section canadienne de l’APF grâce à leurs cotisations et à leur participation à la cérémonie de convocation et au dîner de remise des prix. À titre de représentante du Canada au conseil d’administration de l’APF, j’ai été honorée d’assister à ce dîner au nom de la section canadienne de l’APF. » M. Rolando Dallarte et le Dr Rainer Seemann de Dentsply Sirona ont remis un certificat aux étudiants cliniciens et étudiantes cliniciennes de cette année en reconnaissance de leurs travaux, de leur innovation et de leur contribution à la profession. « L’événement fait ressortir les meilleurs aspects de la collaboration, de l’échange d’idées et de l’avenir de la recherche en santé buccodentaire, indique la Dre Baxter. C’est inspirant de voir des étudiants s’investir dans leur recherche, parfaire leurs compétences en communication et avoir l’occasion d’apprendre les uns des autres. » En encourageant la curiosité, la collaboration et l’excellence scientifique, le concours de recherche étudiante ADC/Dentsply Sirona continue de motiver la prochaine génération de chefs de file en médecine dentaire. « Ces étudiants cliniciens sont les leaders de demain et méritent largement cette reconnaissance de leurs efforts », conclut la Dre Carr. Participants au Programme de recherche des étudiants cliniciens ADC/Dentsply Sirona de 2026 (Derrière, de g. à d.) : Lauren Williams, Yannis Karamitsos, la Dre Heather Carr (représentante du Canada au conseil d’administration de l’Académie Pierre Fauchard), Arman Danesh, Diego Alejandro González Poleo (Devant, de g. à d.) : Emily Wang, Dina Jarjur, Malea Penner, Callahan Doughty, Hasti Gholami. 17 Numéro 3 | 2026 |

VOS LINGETTES COÛTENT TROP CHERS 2 Voir Dental Advisor Study at Environmental Surface Wetness of Disinfectant Wipes par Margaret Gilmartin, B.S., Matt Cowen, B.S., John A. Molinari, Ph.D. Les produits SciCan achetés à l'état remis à neuf ou dans le cadre du programme de tarification des comptes stratégiques de SciCan ne sont pas éligibles aux promotions trimestrielles. La demande de gratuité doit être reçue avant le 30 avril 2026. Les promotions sont indépendantes et ne s'appliquent qu'aux commandes passées au Canada. Les promotions ne sont pas cumulables avec d'autres promotions en cours pour les distributeurs ou les utilisateurs finaux et ne sont valables que pendant la période de promotion. Economisez plus de 3,000 $ par an !1 Numériser pour calculer vos économies ! Les lingettes OPTIMMD permettent une désinfection rapide, conforme et plus d’économies. Économie d'argent Les bureaux qui adoptent OPTIM économisent en moyenne plus de 3000 dollars par an. 1 Économie de temps Tue les agents pathogènes les plus coriaces en 60 secondes. Tue le COVID-19 en 60 secondes. Diminution de déchets Deux fois moins de lingettes que le principal concurrent. 2 scican.com/fr/savewithoptim 1 Le volume de lingettes utilisées est calculé pour un cabinet dentaire comprenant 4 salles d'opération, avec 8 patients par salle d'opération par jour d'une semaine de travail de cinq jours. OPTIM est une marque déposée de SciCan Ltd.

Aperçu national des indicateurs de santé buccodentaire Pour la première fois en plus de 15 ans, l’ECMS a comporté des mesures cliniques directes de la santé buccodentaire. Grâce aux données recueillies directement auprès de la population entre novembre 2022 et décembre 2024, cette enquête fournit des informations rares pour un programme de surveillance nationale : des données objectives sur la santé buccodentaire qui proviennent d’examens plutôt que d’estimations autodéclarées. Des mesures directes permettent non seulement d’améliorer la précision des diagnostics à l’échelle de la population, mais elles font aussi ressortir des tendances qui autrement, pourraient passer inaperçues dans des données fournies par les patients. «En plus d’améliorer l’exactitude des données, les mesures directes de la santé buccodentaire de l’ECMS ouvrent de nouveaux horizons de recherche en nous permettant de faire des liens entre les données de santé buccodentaire et de grands indicateurs de santé, tels les marqueurs de maladie cardiovasculaire, et de bien comprendre les liens entre santé buccodentaire et santé globale, explique Costa Papadopoulos, spécialiste des politiques de la santé, de la recherche et de l’information à l’ADC. La recherche comme celle de Hu et ses collaborateurs (voir l’encadré) sur le lien entre la perte de dents, la mortalité et l’hospitalisation est possible seulement parce que les mesures directes de la santé buccodentaire fournissent des données cliniques fiables qu’il est possible de recouper avec d’autres ensembles de données sur la santé.» Le déclin continu de l’édentement fait partie des résultats positifs les plus clairs de l’ECMS. Chez les 60 à 79 ans, la proportion de personnes complètement édentées a considérablement chuté, passant de 22 % en 2007-2009 à 8 % en 2022-2024. Le taux global d’édentement est aussi la moitié de ce qu’il était, passant de 6 % à 3 %. Cette évolution reflète sans doute des décennies de changement dans la philosophie clinique, qui est passée d’une logique d’extraction à une logique de préservation, ainsi que les progrès de la prévention et de la restauration en médecine dentaire. Pour les dentistes, cela confirme une réalité déjà observable dans la pratique : de plus en plus de patients vieillissent en conservant leur dentition naturelle intacte. Chez tous les groupes d’âge, la prévalence et la gravité des caries demeurent inchangées depuis les données du cycle 1 de l’ECMS de 2007-2009. z Enfants (6 à 11 ans) : 57 % ont au moins une dent touchée, comme lors de l’ECMS précédente. z Adolescents (12 à 19 ans) : 58 % ont au moins une dent touchée, un taux presque identique à celui de l’ECMS précédente. z Adultes (20 à 79 ans) : 93 % ont au moins une dent touchée, le nombre moyen de dents touchées s’établissant à 9,7. La dernière Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) fournit des données nationales sur la santé buccodentaire pour la première fois en plus de 15 ans. Ces résultats mettent en évidence les progrès réalisés, mais aussi les lacunes persistantes qui ont des répercussions sur la prévention, l’accès aux soins buccodentaires et la prestation de soins au Canada. 19 Numéro 3 | 2026 |

Le cycle de l’ECMS de 2022-2024 a notamment défini des données de base pour les enfants de 1 à 5 ans, dont 17 % montrent déjà des signes de carie. Malgré les avancées en matière de prévention et de traitement, la carie reste quasi omniprésente à l’âge adulte et très répandue chez les enfants. Pour la première fois, l’indice PUFA est inclus dans l’ECMS. Il s’agit d’un outil clinique pour mesurer les complications résultant de caries dentaires non traitées. Les résultats sont frappants : 7 % des enfants et des adolescents montrent des signes de carie non traitée à un stade avancé, tandis que 22 % des adultes étaient touchés. Nouvelle étude : La perte de dents associée au risque d’hospitalisation Une récente étude de cohorte1 s’appuyant sur les données de l’ECMS apporte un nouvel éclairage sur le lien entre la santé buccodentaire et la santé globale au Canada.En croisant les données cliniques sur la santé buccodentaire du cycle1 de l’ECMS (2007-2009) avec les registres nationaux de mortalité et d’hospitalisation, les chercheurs ont suivi les participants pendant une période pouvant aller jusqu’à dix ans afin de déterminer si la perte de dents était associée à des problèmes de santé. L’étude a montré que la perte des dents était associée de manière significative à un risque accru d’hospitalisation.Après avoir pris en compte des facteurs clés tels que l’âge, le sexe, le tabagisme et le diabète, l’analyse montre que les personnes à qui il manque cinq dents ou plus présentent un risque d’hospitalisation accru de 76 % toutes causes confondues et un risque plus de deux fois supérieur d’hospitalisation pour des troubles circulatoires. L’étude a aussi observé des liens avec les hospitalisations pour troubles respiratoires. En revanche,même si l’absence de dents semblait être associée à une mortalité plus élevée dans les analyses non ajustées, ces associations n’étaient plus statistiquement significatives une fois que les données prenaient en compte des facteurs socioéconomiques et liés à la santé. Cela suggère que la perte de dents serait moins un facteur de risque indépendant de mortalité qu’un indicateur de conditions sanitaires et sociales sous-jacentes plus générales. De manière importante,cette étude met en évidence le fait que la perte de dents constitue un indicateur cumulatif de maladies buccodentaires tout au long de la vie, reflétant souvent les effets des caries dentaires et des maladies parodontales.Ces résultats viennent étayer le bassin croissant de données selon lesquelles la santé buccodentaire est étroitement liée à la santé globale et au recours aux services de santé,notamment pour ce qui est des maladies chroniques et des soins hospitaliers. Bien que l’indice CAO (dents cariées, absentes ou obturées) rend compte des affections dentaires survenues au cours de la vie, l’indice PUFA met en évidence les cas de négligence active et les stades avancés de la maladie carieuse et il inclut l’atteinte pulpaire, les ulcérations, les fistules et les abcès. Les données sur les maladies parodontales révèlent une tendance plus complexe. Même si bon nombre d’adultes se situent encore dans une fourchette cliniquement «normale», la répartition a évolué. La proportion d’adultes ayant des poches peu profondes (0 à 2 mm) a diminué, passant de 45 % à 13 % en 2022-2024; en revanche, la proportion d’adultes ayant des poches de 3 mm a augmenté, passant de 34 % à 51 %; et la proportion d’adultes ayant des poches de 4 mm ou 5 mm a connu une croissance, ce qui signifie des signes de maladie légère à modérée. Globalement, plus d’un adulte sur trois a maintenant des poches de 4 mm ou plus; c’était le cas d’un adulte sur cinq en 2007-2009. Cette tendance concorde avec les données mondiales qui montrent une augmentation de la prévalence des maladies parodontales. Le saignement au sondage apporte un élément supplémentaire au tableau parodontal. Le sondage provoque un saignement autour d’au moins une dent chez plus de 80 % des adultes, le taux de prévalence le plus élevé se situant chez les 20 à 39 ans (90 %). Ce résultat met en lumière un important paradoxe clinique : les jeunes adultes, souvent considérés comme un groupe à faible risque, présentent des niveaux élevés d’inflammation active. Que cela soit attribuable aux habitudes d’hygiène buccodentaire, à des visites irrégulières chez le dentiste ou à des facteurs socioéconomiques plus généraux, il faudrait envisager une intervention plus précoce de la part des professionnels de la santé buccodentaire. Pour la première fois, l’indice PUFA est inclus dans l’ECMS. Il s’agit d’un outil clinique pour mesurer les complications résultant de caries dentaires non traitées. Les résultats sont frappants : 7 % des enfants et des adolescents montrent des signes de carie non traitée à un stade avancé, tandis que 22 % des adultes étaient touchés. Voir Statistique Canada pour tout savoir sur le volet santé buccodentaire de l’ECMS de 2022-2024 : bit.ly/4uCAROb 1. Hu XF, Moharrami M, Murphy K, Clarke J. Missing teeth, mortality, and hospitalization: A population-based cohort analysis from the Canadian Health Measures Survey and linked databases. Health Rep. 2025;36(10). Dans l’ensemble, les récentes conclusions de l’ECMS révèlent des tendances inverses : bien que des progrès évidents aient été enregistrés en matière de conservation des dents et de réduction de l’édentement, les caries restent très répandues chez tous les groupes d’âge. Il faut aussi souligner l’apparition de nouvelles préoccupations afférentes à la santé parodontale et au fardeau des maladies non traitées. 20 | 2026 | Numéro 3 L’observatoire

EN BREF La section canadienne du Collège international des dentistes (CID) a rendu hommage à la nouvelle génération de chefs de file du secteur dentaire lors de sa cérémonie annuelle, le 17 avril 2026, à Winnipeg. L’événement a eu lieu en parallèle avec le congrès dentaire conjoint de l’Association dentaire du Manitoba et de l’ADC. Les personnes honorées ont reçu le titre de fellow du Collège pour leurs réalisations professionnelles remarquables et leurs services méritoires. Au cours de la cérémonie, à laquelle assistait le Dr Julio Rodriguez, président mondial du CID, la section canadienne a installé 37 nouveaux fellows et 2 fellows honoraires, à savoir Linda Berg du Manitoba et Tony Patey de Terre-Neuve. Trois fellows ont aussi reçu une distinction du CID : Dr Aaron Kim (Prix humanitaire), Dr Heinz Scherle (Prix pour services émérites) et Dr Drew Smith (Citation présidentielle). Le rassemblement a également marqué une transition importante à la tête de l’organisation puisque la Dre Terrie Cérémonie du CID à Winnipeg L’Association canadienne de l’industrie dentaire (DIAC) encourage les cabinets à maintenir des niveaux standards de stocks et à éviter d’accumuler des réserves de produits dentaires pour que l’approvisionnement puisse être stable et fiable à l’échelle du pays. Dans une déclaration de mai 2026, la DIAC a noté que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourraient perturber les grandes routes commerciales internationales et contribuer à allonger les délais de transit, à compliquer la logistique et à faire fluctuer les prix pendant une période pour certaines catégories de produits. La DIAC a déclaré que, même si toute perturbation de la chaîne d’approvisionnement mondiale peut soulever des inquiétudes, les cabinets doivent continuer à gérer leurs stocks en fonction de leur consommation normale pour éviter d’avoir des effets non voulus à l’échelle du réseau, notamment : • perturber les modèles habituels de distribution et d’affectation des produits; Conseils de la DIAC au sujet de l’approvisionnement en produits dentaires • exacerber des pressions d’approvisionnement localisées et évitables; • augmenter le risque de surstockage dans un cabinet; • accentuer l’incertitude à l’échelle de la chaîne d’approvisionnement. Afin de garantir un approvisionnement stable et fiable, la DIAC encourage les professionnels dentaires du Canada à : • adapter leurs commandes de produits aux besoins de leur cabinet; • maintenir les pratiques habituelles de gestion des stocks; • éviter le surstockage ou les commandes de précaution excessives. Voir : bit.ly/43jzx6R Logue a été assermentée comme présidente de la Section II pour 2026. La Dre Lisa Bentley, dont le mandat à la présidence s’est terminé à Winnipeg, assume maintenant le rôle de registraire de la section canadienne du CID. Voir : icd-canada.org 21 Numéro 3 | 2026 |

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