En 2023, le Dr Preston a trouvé le temps de faire une maîtrise en administration des affaires à l’Université d’Oxford, ce qui l’a tenu à l’écart de ses cabinets pendant près d’un an. Il a été particulièrement étonné par la culture universitaire. « Un diplôme au milieu des années 1970 représentait l’excellence à Oxford. On recalibre vite ses attentes. » Les normes étaient exigeantes, surtout en rédaction. « Le contrôle était minutieux – grammaire, structure, argumentation. Votre travail revient rempli de critiques. » La leçon la plus durable pour lui a été la rigueur de la pensée exprimée avec précision. En avril 2026, le Dr Preston est devenu président de l’ADC. Il ne considère pas un rôle de direction comme un objectif, mais comme un travail à accomplir. « Je n’ai jamais été attiré par les projecteurs. Je suis beaucoup plus à l’aise avec les manches retroussées. Donnez-moi un projet et je vais le mener à terme. » Pour quelqu’un qui a survécu à une avalanche, qui a eu de multiples carrières et qui est souvent retourné sur les bancs d’école, cet instinct – celui de rester curieux et de continuer à aller de l’avant – a plus défini sa vie qu’un titre ne pourrait jamais le faire. Il y a une décennie, le Dr Preston a passé sa licence de pilote privé, puis il a obtenu les qualifications de vol aux instruments et de vol de nuit. En Atlantique, les déplacements par la route peuvent pendre des heures; l’avion permet de raccourcir ce temps. « Si je veux aller à Halifax, je monte dans l’avion et j’y suis en moins d’une heure. » Il a volé jusqu’à Terre-Neuve, à l’Île-du-Prince-Édouard, à Québec, à Montréal et à Toronto, où il a atterri à l’aéroport Billy Bishop, sur l’île de Toronto. Chez lui, à Fredericton, toutefois, il aime bien se déplacer autrement. «Je prends en fait l’autobus pour aller au travail», déclare-t-il en décrivant les conversations quotidiennes qu’il entretient avec ses «compagnons de bus» habituels. Dans une petite ville où la plupart des gens prennent la voiture, le choix lui semble tout indiqué, une habitude qui le garde les deux pieds sur terre et en relation avec la communauté qui l’entoure. Avocate titulaire d’une maîtrise en travail social, Ruth est propriétaire de son propre cabinet de droit à Fredericton et elle supervise le fonctionnement des restaurants Mary Brown’s. « Sans elle, je n’aurais probablement pas fait la moitié de ce que j’ai accompli », avoue le Dr Preston. Son fils Russell, aujourd’hui au début de la vingtaine, étudie à l’Université Queen’s et prévoit faire des études supérieures en biologie moléculaire. « Imaginez pouvoir fabriquer une protéine capable de guérir une maladie. C’est le genre de choses qui le passionnent », soutient le Dr Preston. Quand il est chez lui, le Dr Preston rend tous les jours visite à son père, aujourd’hui âgé de 90 ans, qui vit aussi à Fredericton. Il lui apporte souvent un souper préparé par Ruth. Les cinq autres membres de la fratrie du Dr Preston mènent tous une vie accomplie, que ce soit dans le monde artistique, dans le domaine des soins infirmiers, en développement international, à la direction d’un groupe d’ingénierie ou à la retraite à l’extérieur de Londres, en Angleterre. Le Dr Preston et son fils, Russell, à Angkor Vat au Cambodge. Le Dr Preston, Ruth et l’équipe dentaire lors d’une fête de fin d’année. Profil du président 11 Numéro 3 | 2026 |
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