Volume 11 • 2024 • Numéro 2

Naviguer les réclamations pour faute professionnelle dentaire : réflexions d’experts de l’industrie Comprendre les couvertures de la police William Cole, expert en sinistres senior chez Crawford & Company, commence sa présentation par un aperçu de son rôle, qui touche l’enquête, l’évaluation et la négociation, tout en soulignant la nature collaborative de ses interactions avec les dentistes pour aider à régler les réclamations pour faute professionnelle. Crawford & Company gère le processus initial de réclamation au nom de Zurich Compagnie d’assurances SA (Direction canadienne) pour l’assurance RC professionnelle du CDSPI. En cas de réclamation « Tout d’abord, la pratique de la dentisterie doit être mêlée à l’incident», explique Cole. Les incidents qui ne sont pas couverts par la police sont, entre autres, les actes criminels, la pratique sans permis, les traitements interdits, les actes non autorisés commis par des employés agissant sciemment en dehors de leur champ de compétence et la maltraitance des patients. En s’appuyant sur son expérience, Cole donne des exemples de réclamations courantes en matière de faute professionnelle dentaire. Il souligne l’importance d’une En dentisterie, fournir des soins de qualité aux patients n’est pas seulement un engagement, c’est la pierre d’assise de la profession. Malgré les efforts des professionnels dentaires, des réclamations pour faute professionnelle peuvent être déposées, entraînant des conséquences considérables à leurs finances et à leur réputation. Pour faire la lumière sur ce sujet crucial, le CDSPI a récemment réuni un panel d’experts en matière de faute professionnelle dentaire. En s’appuyant sur leurs connaissances et leur expérience, ils ont fourni des informations utiles sur des cas typiques de faute professionnelle, sur la procédure de réclamation et sur les stratégies de réduction des risques. documentation méticuleuse, d’une communication efficace et de stratégies proactives de gestion des risques dans le cas d’erreurs de procédure comme de difficulté à obtenir un consentement éclairé. Le processus de réclamation Lorsqu’il reçoit une demande de règlement, Cole enquête sur la situation, clarifie les détails avec le dentiste et le patient, puis évalue les éléments de preuve afin de déterminer les responsabilités. «Quand nous ne sommes pas certains qu’il y ait faute professionnelle, il nous arrive d’engager des dentistes indépendants pour examiner le dossier et nous donner leur avis d’expert, qui nous permet souvent d’arrêter notre décision. » Dans tous les cas, il doit y avoir des preuves de soins inférieurs aux normes. «Une fois que la demande est acceptée à notre niveau, c’està-dire avant le début des procédures judiciaires, j’ai une discussion avec le dentiste concerné et je cherche à obtenir son assentiment », explique Cole. 40 | 2024 | Numéro 2

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