Volume 13 • 2026 • Numéro 1

La défense des intérêts en action Au début de novembre, j’étais à Ottawa avec le personnel de l’ADC pour rencontrer la nouvelle ministre de la Santé, Marjorie Michel. Notre but était d’établir une relation de travail constructive et de lui présenter qui nous sommes, quelles sont nos responsabilités à l’égard de la profession et du public, et quelles connaissances et expertise nous pouvons apporter à son ministère. Nous avons discuté de la pénurie de ressources humaines et des répercussions sur la prestation des soins. Nous avons précisé que plus de 50 % des cabinets au pays avaient des postes vacants. Nous avons aussi parlé des difficultés créées par le Régime canadien de soins dentaires (RCSD) pour les fournisseurs de soins et les patients. Nous avons ainsi pu aborder les conséquences du RCSD sur les facultés de médecine dentaire, telles que les pressions financières, le changement du flux de patients dans les cliniques universitaires et la nouvelle dynamique qui s’installe dans les collectivités à mesure que de plus en plus de patients bénéficient du programme. Nous sommes ressortis de cette réunion encouragés et convaincus d’avoir jeté les bases d’un dialogue continu. Quelques semaines plus tard, quand je suis retourné à Ottawa pour les Journées sur la Colline (voir p. 8), l’un des directeurs de la ministre a rencontré les doyens des facultés de médecine dentaire qui faisaient partie de la délégation de l’ADC. Il a pu leur demander des précisions de première main, ce qui constitue un bel exemple d’efficacité de nos efforts : un dialogue continu qui garde la porte ouverte et assure la circulation bidirectionnelle de l’information. Les importants efforts de sensibilisation que nous menons au nom de la profession se déploient de la même manière que la confiance s’établit dans nos cabinets : grâce aux relations, à la cohérence, à la crédibilité et à la préparation. Il ne s’agit pas d’obtenir un résultat à court terme, mais plutôt de nous établir comme un partenaire digne de confiance pour que, quand il sera temps de fournir une expertise, de soulever des préoccupations ou de contribuer à des solutions, la profession ait une voix crédible. Notre stratégie porte ses fruits puisque Santé Canada se tourne régulièrement vers nous pour obtenir de l’information et des conseils. Les Journées sur la Colline de l’ADC sont notre action de sensibilisation la plus visible et un important moyen de discuter en personne avec des parlementaires. Mais la plupart de nos efforts de sensibilisation ont lieu tout au long de l’année grâce aux collaborations et aux relations que nous entretenons. J’ai moi-même vu combien l’équipe des relations gouvernementales de l’ADC s’est investie dans les discussions sur le RCSD dès le départ, pour s’assurer que la profession soit représentée de manière positive et constructive. Nos efforts reposent sur un principe clair : le travail pour améliorer l’accès aux soins, y compris le RCSD, ne sera fructueux que si le personnel dentaire est durablement au rendezvous. En fondant les discussions sur les capacités réelles des professionnels dentaires et des formateurs, l’ADC continue de rappeler que des politiques de santé buccodentaire efficaces doivent assurer la pérennité de la profession et répondre aux besoins des patients. Récemment, l’ADC a travaillé étroitement avec l’Association des facultés dentaires du Canada pour aider les doyens à renforcer leurs interactions avec le gouvernement fédéral. Maintenant que ce dernier prend connaissance des effets non désirés du RCSD sur la formation dentaire, le dialogue continu – y compris la réunion de suivi demandée aux doyens par le personnel ministériel – montre qu’il est plus facile de réaliser des progrès lorsqu’on travaille ensemble. Les résultats sérieux sont le fruit d’une stratégie délibérée et de rapports de longue haleine. L’élargissement récent du programme fédéral d’exonération de remboursement de prêts étudiants pour les dentistes et les hygiénistes dentaires en est un exemple (voir p. 15). Dans mon rôle de président, je constate à quel point l’ADC représente la profession avec clarté et assurance, alors que les décisions fédérales façonnent de plus en plus l’avenir des soins buccodentaires au pays. Mot du président Dr Bruce Ward president@cda-adc.ca Numéro 1 | 2026| L’ADC sur le terrain 7

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