Volume 13 • 2026 • Numéro 1

Selon le sondage d’opinion publique récemment mené par l’ADC/Abacus Data et les remontées d’informations des équipes dentaires de tout le Canada, plusieurs idées fausses persistent au sujet du RCSD : z Mythe : Avec le RCSD, les soins dentaires sont gratuits. Fait : Les patients peuvent avoir une quote-part à payer ou des frais additionnels. Le RCSD ne couvre habituellement pas la totalité des honoraires du dentiste. z Mythe : Tous les services dentaires sont couverts par le RCSD. Fait : Le RCSD ne couvre pas tous les soins, et certaines interventions complexes nécessitent une préautorisation. z Mythe : Les dentistes décident des soins qui sont couverts. Fait : Quand des demandes adressées au RCSD sont retardées ou ne sont pas acceptées dans leur entièreté, il faut savoir que ces décisions ne sont pas du ressort du cabinet. Des explications claires et en amont peuvent aider à recadrer les attentes avant l’amorce d’un traitement et réduire ainsi le mécontentement chez les patients et les équipes dentaires. Quelques défis persistants : les attentes et la préautorisation Malgré une satisfaction générale élevée, le sondage met en lumière certains défis qui persistent, notamment le manque de compréhension du programme chez la patientèle et les difficultés administratives. L’un des principaux défis porte sur les idées fausses entretenues au sujet de la couverture. Les données du sondage montrent que bien des bénéficiaires du RCSD pensaient initialement que les soins dentaires seraient entièrement couverts par le programme, comme pour les soins médicaux. Pour certains, le premier rendezvous a comporté des frais inattendus à payer ou leur a fait prendre conscience que certains services étaient seulement couverts en partie par le RCSD. En moyenne, les bénéficiaires qui ont dû payer une somme de leur poche à leur dernier rendez-vous chez le dentiste déclarent avoir déboursé tout juste plus de 70 $. Même si bon nombre de patients n’ont pas d’objection à payer la différence entre le taux couvert par le RCSD et les honoraires habituels du dentiste, environ un patient sur quatre dit avoir demandé de ne pas être facturé pour cet écart. L’autre défi qui perdure est celui de la préautorisation. Bien que Santé Canada affirme maintenant que la plupart des décisions de préautorisation sont communiquées en une semaine environ, une petite partie des patients signalent des délais plus longs, ce qui crée de l’incertitude chez les patients et les équipes dentaires. Dans une certaine mesure, les règles de couverture influencent les comportements : environ la moitié des bénéficiaires du RCSD disent suivre les recommandations de leur dentiste, tandis qu’une petite minorité déclare avoir modifié la fréquence de ses visites chez le dentiste en raison des paramètres du programme. Ces résultats concordent avec une recherche par sondage mené par l’ADC auprès des dentistes selon laquelle les retards d’autorisation, la complexité administrative et l’accroissement du temps passé à expliquer les règles de couverture du RCSD viennent constamment au premier rang des défis liés au fonctionnement du cabinet. Miser sur ce qui fonctionne Globalement, le sondage d’octobre 2025 montre une amélioration importante du portrait de la santé buccodentaire au Canada. La population canadienne obtient plus régulièrement des soins dentaires, les résultats en matière de santé buccodentaire s’améliorent, et les bénéficiaires du RCSD font état d’un fort degré de satisfaction et perçoivent des bienfaits pour leur santé. Parallèlement, les résultats font clairement émerger des possibilités d’amélioration concrète du programme, surtout pour faire mieux connaître le RCSD auprès de la population et pour en simplifier les démarches administratives. Avec des améliorations et une collaboration continues, les bases sont en place pour faire fructifier les premiers succès et améliorer encore davantage la santé buccodentaire de la population. Manque de compréhension des patients au sujet du RCSD Le sondage a été mené auprès de 3 501 Canadiens et Canadiennes âgés de 18 ans et plus entre le 3 et le 26 octobre 2025. La marge d’erreur pour un échantillon aléatoire comparable basé sur la probabilité et de même taille est de +/- 1,65 %, 19 fois sur 20. 14 L’ADC sur le terrain | 2026 | Numéro 1

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